Marie & Zoé

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16 avril 2012

pas de panique !

NOUS ALLONS BIEN RASSUREZ-VOUS !!!

Ma boîte mail a été piratée et j'ai perdu toute ma liste de contacts (plus de 2.000). A ce jour, il m'est de ce fait impossible de téléphoner ou adresser des messages à chacun(e) d'entre vous, ce que je déplore car personne n'a besoin d'émotions de ce genre !

J'en suis à changer ma carte bleue et sans doute aussi mon compte bancaire, super, on n'a jamais que ça à faire pas vrai !!

Enfin, ce qui m'embette le plus, c'est que j'ai du coup perdu toute ma liste d'anniversaire !!!!!!!!!!! Je ne me souviens que de certains. Alors, ne m'en veuillez pas et, s'il-vous-plaît, ayez la gentillesse de :

- noter ma nouvelle (et seule valide) adresse mail à ce jour : shiatsukaledonia@yahoo.com

+ me réadresser vos coordonnées complètes (adresse + date de naissance)

MERCI !!!!!!!!

Les dernières nouvelles concernent Zoé : elle va bien, a pris 10 cm en 9 mois et sort ses 4 molaires ! Quant à l'école, elle caracole dans les plus axurit

Nous vous embrassons tendrement Zoé et Moi ¤ 

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27 février 2012

16 février 2012

JOYEUX ANNIVERSAIRE ZOE !! Zoé a eu 5 ans, photos !

En plus, les mois manquants depuis novembre, notamment le passage de la Famille et les moments partagés avec les amis, bisous à Tous ¤

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12 novembre 2011

mise à jour novembre 2011

Bonjour à tous !

Désolée, plus le temps ici passe et plus je ressens combien les choses écrites sont rendues obsolètes par les réalités : mon regard a tant changé depuis notre arrivée il y a bientôt un an !

Je pense donc mettre en ligne des photos et de moins en moins de commentaires. Voici un petit texte écrit en août dernier :

Douceur de ces gens

et la joie des partages

le rire au coin des lèvres

l'enfant tout près derrière

Discrétion des regards brillants

et quelques sourires bienveillants

simplicité des attitudes

dans la profondeur des coutumes

terre de constrastes et de lumière

rouge sang, ocre jaune et vert

Maternelle comme une forêt

Nourricière comme l'eau salée

toutes ces nuances de bleus

 et la richesse de ces jardins

l'étonnement de nos gamins

pour un avenir plus heureux ?

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20 avril 2011

la mise à jour d'avril !

AVRIL 2011 :

Dimanche 17 : Le mérite de se coucher tard, c’est qu’on est pas levés aux aurores … pour une fois, Pitchoune vient me sortir du lit à 8h30 seulement, cool car je suis un peu cassée encore ! Je la prépare car elle va à l’anniversaire de notre petite voisine Leïla qui fête ses 6 ans dans un parc près de la maison. J’en profite pour m’éclipser et aller suivre un stage de Balafon guinéen, ouah ! Toujours le même constat : les harmoniques ça va bien mais j’ai un sérieux pb avec les rythmes ! Enfin, beaucoup de plaisir à la clé (hi, hi) ! Zoé est ravie de sa matinée et nous faisons la sieste de concert avec le chat jusqu’à … 16 heures ! Câlins au chat, Zoé écrase jusqu’à 17h et je l’emmène une heure au stage de danse africaine, plus facile que les balafons !

 

Samedi 16 : Nous allons au cours de capoeira. Zoé est un peu fatiguée encore et ne participe pas à tout Après déjeuner, elle va chez ses amis Antonin (6 ans) et Timothée (3 ans). Les enfants sont ravis de se retrouver. L’après-midi, je vais suivre un stage en Shintaïdo, j’avais demandé de la doc il y a un an et demie et le gérant d’Oxalis (le centre où j’interviens) fait venir un des meilleurs, chic ! 3 Heures à se régaler dans cette discipline si proche du Do-In !

Puis, profitant que Zoé soit sous la garde attentive de Corinne, la maman des enfants, je visionne enfin une partie du DVD offert par France : le dernier spectacle de Florence FORESTI (elle est passée cette semaine à Nouméa, salle comble), super ! Enfin, je reçois une profonde séance de Shiatsu par Denis GRESSARD, mon collègue de Lifou, ça dépote (l’occasion de revenir à la vie) ! Je retrouve la tribu à la crêperie, dans la joie et la bonne humeur malgré la fatigue. Corinne a maquillé les enfants de main de maître (elle a appris avec un pro d’ici) car c’était Carnaval : Zoé a les yeux cernés d’un maquillage floral bleu, avec les paillettes itout itout plus un dauphin sur l’avant-bras, c’est beau !! Dodo un peu tard mais tout le monde a le sourire !

 

Dimanche 10 au vendredi 15 :

Zoé est malade le dimanche et vomit puis rechute en gastro ce jeudi et j’annule en tout près de 7 rdv… dur ! Je la cocoone, elle se régale (et moi aussi) devant Kirikou qu’elle découvre et ça repart, finalement les vacances étaient trop courtes ! Nous rentrons en dates d’anniversaire pas très gaies, ça joue évidemment car l’ambiance intérieure est lourde pour nous deux. Xesco et Yoran ne répondent pas à nos mails, ce qui me met très en colère et rend la petite sœur tristounette. Zoé fait de beaux dessins pour eux et sa Mamie, pour Marine, Tatie Caroline et Tonton Patrick, pour Dadcoz, Mamette, Kimée, Sienna et pour Marraine.

Mardi soir, nous avons gardé la copine de Zoé (Leïla, notre voisine) et sommes allées ensemble à l’art’péritif du mardi. C’était couette et pour les enfants avec la compagnie les Argonautes : théâtre, slam, musique au programme. Leïla dissipe un peu Zoé mais cela n’empêche pas la Miss d’être attentive aux percus, à la guitare et au spectacle.

Mercredi soir, danse comme d’hab, la miss est un peu fatiguée.

 

Samedi 9 : Le matin cours de capoeira et le soir, sortie à la FIESTA où Stan (mon prof de danse) fait le DJ : peu de monde car il y a beaucoup de soirées en même temps, du coup, c’est bien pour nous. Nous nous sommes maquillées avec Zoé qui est toute heureuse de retrouver ses amis Antonin et Timotée. De mon côté, je m’entends très bien avec leur maman Corine, c’est donc la joie ! Stan est gentil et passe des morceaux pour les enfants, nous dansons un peu, mangeons bien en terrasse.

 

Samedi 2 au vendredi 8 :

Ce sont les vacances ! Zoé va au stage « Moussaillons » au Centre de la côte blanche (près de chez nous) chaque matin pendant 3 heures : elle fait de l’optimist, un jour de planche, de beaux dessins aussi car le vent a soufflé un peu fort parfois. Et maman ? et bien elle a eu des rdv car l’activité démarre bien, tant mieux. Le mardi soir, on va aussi au vernissage d’un jeune photographe qui a bourlingué entre les Wanuatu et les îles, sympa. Dimanche soir, nous mangeons des crêpes pour fêter l’anniversaire de maman, la soirée de samedi ayant été reportée du fait des obligations familiales des uns et des autres. Le samedi, on est allées fêter les 3 ans de Timothée, super !

 

 

MARS 2011 :

            Nous nous posons, pleins de week-ends et de moments à rien faire de spécial sinon caresser ou jouer avec le chat, j’entretiens la maison, je jardine et cuisine… cool, je prends le rythme insulaire (un peu).

Je fais des échanges massage, noue de nouveaux contacts très sympas (Maison de la Femme pour laquelle j’interviendrai en mai et quelques mamans…) et commence une série de shiatsus avec mon collègue local, c’est bon de reprendre les chantiers ! Nous profitons des bons moments. Zoé ramène de nouveaux mots d’anglais chaque jour ou presque, elle se plait vraiment et apprend très facilement. Nous allons à la Bibliothèque Bernheim qui a vraiment un bon fond de bouquins dans un bâtiment superbe.

 

Mercredi 30 mars : Patricia, la « plieuse de papiers » est à la maison et m’aide à faire des grues japonaises, je finaliserai ce mobile pour Zoé la semaine suivante, on se régale, cela vide la tête et remplit mon cœur ces pliages (comme quoi, pas besoin d’aller chercher loin les activités parfois) !

           

Samedi 12 mars : place des cocotiers c’est le grand vide-grenier et Zoé retrouve une trottinette (moyenne), chic !

 

Mardi 8 mars : c’est la Journée de la Femme ! Je vais offrir des shiatsus sur chaise cz Oxalis et le soir j’assisterai à un pot à la mairie de Nouméa. Zoé est avec Aurélie notre ancienne voisine qu nous a donné le chat. C’est aussi Mardi-Gras et, après avoir maquillé Zoé le matin en papillon, en fin d’après-midi, nous sommes allées sur la place des cocotiers où Zoé a été maquillée en coccinelle. Elle fait des câlins aux peluches géantes et mange une crêpe, c’est un peu la fête !

 

            Je souhaite, très modestement, vous faire partager mon questionnement-constat du jour. Il m’est apparu aujourd’hui qu’un parallèle s’imposait entre ce que nous vivons en NC et l’évolution planétaire à savoir : coexistence de peuples sur un espace magnifique à l’origine, d’une bio-diversité inouïe, avec un potentiel de profits industriels et commerciaux hors du commun, du moins pour un temps limité. Quelles attitudes cette situation a-t’elle généré ? Oppression, concentration du profit aux mains des affairistes, déstructuration familiale et sociale pour les travailleurs, notamment les jeunes (face à un choix contradictoire entre imiter les comportements des dominants –en gros en consommant des produits manufacturés uniformisés et reproduisant des comportements irrespectueux, hautains, individualistes, dans une vision à court terme d’un « profitons-en tant qu’il est temps on verra plus tard », cette terre n’est pas ma terre, moi d’abord…- et rester fidèles à leurs traditions sociales et familiales – désintérêt pour les produits manufacturés, hiérarchie sociale et familiale marquées avec le sens de la parole donnée, donc celui de l’écoute, rythme tranquille fondé sur les cycles naturels et ceux de l’agriculture, la cueillette, la pêche, sens de l’humour prononcé et relationnel collectif, la fierté de son identité).

A l’échelle de la Planète, n’en sommes-nous pas là ? Or, comme j’aime à le répéter, le grand écart est un exercice difficile … Ne pouvons-nous donc pas nous décentrer un peu ? Nous ne sommes qu’un des groupes peuplant la grande Bleue, parmi les autres espèces végétales et animales que nous prenons un désintérêt croissant à détruire avec une maniaquerie de névrosés !

Vive le retour à une certaine tranquillité : travailler pour vivre mais pas pour cultiver le profit ; se reproduire par intérêt pour le vivant ; éduquer et vivre avec, ensemble ou élever et pas se limiter à nourrir ces chères têtes multicolores ou nos animaux avant de les réifier comme nos plantes et nos joujoux ; retrouver le plaisir des sens qui est le terreau fertiles de nos imaginaires, soupape optimale et indispensable à nos états de nerfs ; revenir à l’endroit (bien dormir, bien manger déjà !) pour conserver (à défaut d’accroître) notre vitalité tant l’essentiel ne m’apparaît pas comme « profites-en bien » mais « que la vie te profite »... justement bon profit et buena note ¤

 

FEVRIER 2011 :

 

Samedi 19 février : farniente a casa, Zoé fait sa première sieste dans sa chambre ! Je fais mes premiers pains avec la machine achetée en soldes (spécial dédicace et pensées vers Jean-Paul) + notre première invitation en dehors des fêtes : chez Sophie qui nous a vendu les étagères table et chaises… Barbecue party vers la baie D (des citrons).

 

Vendredi 18 : c’est la rentrée pour Zoé : le matin à 7h30 (et oui, ce sont les horaires ici !) l’Ecole des Lys avec maîtresse Karen, douce et attentive ; puis maman vient chercher Zoé à 11h30 et l’amène cz Educare où Vanessa nous accueille avec le même grand sourire que d’habitude, retour à la maison à 17h, Zoé voulait encore rester !

De retour à la maison, surprise, Zoreilles nous attend ! c’est le petit chat de gouttière (mais à pois ??) récupéré par notre ancienne voisine du môtel, Aurélie. Ils ne peuvent le garder alors nous l’avons adopté, il est câlin, joue et fait dodo toute la journée (tiens, ça me rappelle quelqu’un à moi ?!). J’ai fait le tour des 5 supermarchés du coin pour lui trouver des petites babioles qu’il adopte tout de suite.

C’est la pleine lune et cela doit aider, la miss est en grande forme, ce soir, nous recevons sa copine Leïla, la voisine du dessus (6 ans) et sa maman  (Nina, colombienne d’origine). Elles ont porté les crevettes que j’ai laissé mariner « façon Marie-José » (histoire de t’associer Marie à nos petites soirées) et nous sommes allées chercher le plus beau gâteau au chocolat de Nouméa. Pour l’histoire, Zoé n’y touche pas, elle souffle la bougie et c’est tout, c’est maman qui mange tout, gloups ! Les filles riront ensemble jusqu’à 22 heures, puis ce sera un dodo comme d’hab, les deux matelas de camping accolés dans la grande pièce, le chat dehors dans son carton amélioré, étoile filante dans son bocal agrémenté d’opercules (chic !)

 

3 jours dans le Lagon Sud à bord du Bambou Free :

J+1 : nous embarquons Lundi 14 à 18 heures sur le Bambou free, un superbe catamaran et quittons Nouméa sous la pluie et, du coup, la nav est courte : mouillage à l’îlot maître sous « le petit grain de la manœuvre » (ils se font tremper, avec Zoé, on reste à couvert), ça ira pour ce soir. Repas sympa, nous sommes 6 à bord : un couple de jeunes, un couple d’homos et nous, outre Jonathan, cuistot de remplacement d’habitude c’est Sylvie, la femme du patron) et notre Captain PP (Pierre-Philippe, petit fils de cap’Hornier et dont le père a été sous commandant du France pendant plusieurs années. Le gars, très sympa, nous expliquera bien des choses, de la signification des miles en passant par les manœuvres, et nourrira le séjour d’anecdotes rigolotes).

 

J+2 = 20/25 nœuds de vent, nous partons avec deux ris et la trinquette et tirons 3 bords par un vent sud sud-est direction le phare Amédée où nous faisons halte le temps d’escalader les marches du fort, de contempler la magnifique vue, de récolter qqs coquillages, nager. Zoé voit les poissons depuis le bord, ils nagent par dizaines, de toutes couleurs. Cela la décide à mettre le masque et elle voit enfin qqs spécimens, youpi !

Vers 15 heures, nous reprenons la mer (euh, pardon, le lagon) avec le génois et nos deux ris pour des coins moins peuplés : direction Baie de Prony par le canal de Woodin, magnifique ! Il continue de pleuvoir mais l’équipage en profite pour faire connaissance, se reposer, ne pas griller et rêver. Nous longeons la côte, frôlons l’îlot Montravel (très beau avec ses pins colonnaires, on aimerait s’y poser,) et faisons des ronds dans la baie avant de revenir mouiller à l’abri de l’îlot Casy à 20 heures.

 

J+3 : mercredi 16 février : Joyeux anniversaire Zoé ! La journée sera émaillée de rires et de tendresse, avec la gentille participation de l’équipage qui sortira une bouteille de Champagne, le gâteau au chocolat (on avait la bougie). Le matin, bain (de maman car Zoé dort) devant l’îlot, superbe, nous sommes tout près de la plage (1m60 de tirant d’eau seulement), près du ponton de l’ancien hôtel désaffecté et des anciennes mines, recouvertes de verdure. Ailleurs, les lieux creusés par l’homme laissent saigner la montagne, les collines et le rouge de la latérite tranche avec le vert végétal. Nous naviguons une demie-heure et remouillons à 9h30 baie du carénage puis partons avec l’annexe pour remonter la rivière des Kaoris. C’est marée descendante et il y a peu d’eau, nous passons par la mangrove, joli moment et pensée pour Domi qui connaît celle de l’Amazone. Nous posons le zodiac et mettons les pieds sur ces roches et cette terre ocre brune et rouge pour atteindre très vite les bassines creusées par la cascade, elle est à peine fraîche et c’est vivifiant. Puis PP nous redépose un peu plus bas au « bain des japonais » : un ponton en teck a été aménagé avec des barres en inox très esthétiques pour permettre d’accueillir nos fesses dans le ruisseau des kaoris : un jaillissement naturel d’eau chaude aménagé en baquet en bois carré très agréable (surtout sous la pluie). Puis nous regagnons le bateau (avant de ne plus pouvoir passer…). A 11h35 nous amarrons le Bambou à une bouée (c’est fastidieux et Jonathan (notre cuistot) se baque pour aider à la manœuvre). Après le repas et des bains, nous repartons pour une nav en direction du récif, et passons près de l’île Ouen endroit magique où il serait bon de pouvoir revenir… (Pierre Frogier y a une résidence secondaire, le côté nord de l’île est inhabité).

A l’heure du goûter, nous voilà mouillés plein sud, contre l’îlot Kuaré. Ce sera mon spot préféré lors de cette escapade. Le pur îlot de film : l’eau chargé de reflets du bleu ciel au vert en passant par des dégradés de turquoise, un seul petit bateau d’un habitué du lagon, (qui partira le lendemain), le sable blanc éclatant, l’eau limpide… Il y a du vent et le ciel est encore chargé de nuages, PP nous amène à l’îlot en annexe, nous en faisons le tour avec Zoé pour une jolie cueillette de coquillages : pas d’opercules cette fois mais plein de porcelaines, petites mais jolies et de teintes variées (rose, violet, blanc, écru, jaune…), des pétrelles pas farouches, un tricot rayé, une trace de tortue (large au centre, petites traces sur les côtés) et une autre de tricot rayé (en S) sur la sable, la vue de plusieurs tortues en mer près de la plage, un coucher de soleil et lever de lune avec un ciel et une luminosité somptueuse (spécial dédicace à John cette fois !). Nous réembarquons pour un repas de choix, accompagné de la bonne humeur de l’équipage.

 

J+4 jeudi 17 : Baignade superbe, enfin une tortue ! : sa nage ressemble à un vol, elle est petite mais belle, plein tout plein de poissons, Zoé ne veut pas se baigner car elle est un peu plus fraîche que d’hab.  Nous récupérons par 6 mètres de fond (très fière j’ai plongé en premier et l’eau est si claire qu’il m’a semblé nager sur 3 m seulement) un filet abandonné, il est vide. Quand nous levons l’ancre, surprise, un autre filet est coincé dedans, avec une popinée vivante ! Elle fera notre délice ce soir en apéro (chair un peu forte que celle d’une langouste ou d’une gambas mais fine aussi). Le Bambou passe la barrière passe de Vatio, nous remontons dans la mer de Corail le long du récif, repassons dans le lagon par la passe de Mato puis mouillons « sous le vent de la barrière Nord » dans un repli de la barrière. Il n’y a pas de mer et pourtant le ressac fait un bruit très intimidant (plus de décibels à proximité qu’un autoroute nous affirme PP). Je me baigne mais pas longtemps, je suis assez apeurée au fond, sans savoir pourquoi, peut-être ce bruit.

C’est le retour à Nouméa, avec un petit bord vent arrière au coucher du soleil et le temps gris à l’arrivée. Bambou rentre dans son mouchoir de poche, nous déposons Frédérique et Peter au motel où ils passeront une nuit avant de partir pour la Nouvelle-Zélande. A la maison, tout va bien, c’est grande lessive et dodo tardif après histoires et câlins.

 

Vendredi 11 février : Nous allons assister le soir à la répétition de percus animée par … un toulonnais auto rebaptisé Jah Faith, installé ici depuis 3 ans  avec sa compagne et leurs deux filles (il pense repartir en Afrique), répondant ainsi à l’invitation de Stan, un ancien militaire antillais, ami depuis 26 ans de la famille Lavelaine (« Marie-Josée de Lapalme) . Super son, bonne ambiance hormis l’irruption de jeunes mélanésiens ivres. (La semaine suivante, nous n’y serons pas, les musiciens recevront des bouteilles et cailloux).

 

1ère semaine de février :

            Petit bilan moral : le petit huis clos est heureusement aéré de rencontres quotidiennes avec d’autres enfants, jamais les mêmes, il est temps que l’école reprenne et que je puisse reprendre mon boulot, à défaut de rêver pratiquer un loisir perso… J’ai renoncé pour le moment à nouer des contacts plus approfondis que cela avec les mélanésiens. Doux, discrets, ils sont vite envahissants pour ce que j’ai expérimenté et j’ai besoin d’air. Au jour d’aujourd’hui, je ne ressens pas l’opportunité de rester plus d’un an en NC : trop de violence contenue dans les rapports inter-ethniques, une ambiance de banlieue insupportable pour moi qui n’en suis pas coutumière (ex. le dimanche matin la « viande saôule » en bandes sur le front de mer quand on va à la plage, un couple qui se tape dessus (hier matin) ; des jeunes en bande bien amortis (boisson+ drogue) qui passent et viennent voir le groupe que nous formons plutôt cordiaux et on découvre que l’un tient une espèce de grand tournevis planqué le long de son bras ; des gens ivres qui nous abordent à 10 h du mat et puis les fait divers qui entretiennent une ambiance de peur en narrant des crimes passionnels, des meurtres, vols et vandalismes gratuits, des actes de vengeance disproportionnés…) c’est déjà bc trop pour moi, je me sens démunie face à ce rapport humain. Je reste discrète et attentive, sors aux heures ouvrables, mais je ressens que personne n’est à l’abri de rien et que tout pourra dégénérer très vite et très violement dans ce pays où les haines ont été si bien cultivées et entretenues. Les différentes ethnies qui composent ce territoire tout en contraste et métissage s’aiment-elles ? Les avis sont partagés. Les optimistes attribuent ces comportements à de petites minorités marginales de jeunes inoccupés. Je m’accroche à cet avis, il est bien trop tôt pour m’en faire un « définitif ». Dans tous les cas, il vaut mieux apparemment rester en dehors des questions de politique intérieure. Pour l’instant donc, nous restons un an, Zoé fera son expérience,  je ferai la mienne, loin de tout, pour souffler et avoir la paix (me concernant).

Dans les points positifs, les mélanésiennes d’un certain âge sont adorables aussi. Et puis s’installer à son compte et se faire connaître paraît plus facile et rapide. Si faire de l’argent était le but, cela serait bien plus simple qu’en métropole. Pour moi, l’objectif premier est de vivre avec Zoé. Je profite néanmoins de l’opportunité pour me tranquilliser un peu à ce sujet.

Les rapports avec les métros dans le cadre professionnel sont sympas : les gens ont pris l’habitude d’être doux, souriants. Je prépare avec le sourire l’apéritif du 21 qui fêtera l’installation du cabinet les lundis chez Ludmilla.

La variété naturelle est un plaisir : que ce soit sous l’eau (pas de partage avec Zoé pour le moment) ou sur terre, les plantes et les animaux sont x4 espèces différentes là où nous n’en connaissions qu’une. Le soir (16-18 h) ou le matin, les loriquets viennent jouer dans les cocotiers en face de notre balcon.

Dommage que la ville soit si bruyante. Le parti pris d’habiter Nouméa sera à équilibrer régulièrement (comme nous l’avons fait jusqu’ici) par des week-ends ou des balades nature, dans le calme, loin de la pollution (sonore !, odorante / nickel et poubelles).

Il fait, dans la même journée plusieurs temps différents : ex. pluie entre 6et 8h du mat, puis éclaircies et chaleur-soleil jusqu’à 13h, avec un peu d’alizées pour aérer le tout en douceur, puis ciel à nouveau couvert et vent qui se renforce (mais en mer plus qu’à terre où le souffle est peu sensible, sinon pour agrémenter agréablement l’après-midi), puis beau temps le soir.

La chaleur nous assomme dans le sens où nous enchaînons les nuits de 10 h de sommeil, ça c’est bien, je n’ai pas pour impératif de me lever à 5 heures comme les gens d’ici !

 

            Suite du programme :

- musée de la Nouvelle Calédonie (très sympa)

- parc, plage (baignades et ramassage de coquillages presque chaque jour) …

- Zoé a hâte de voir son vélo arriver, elle est choquée par l’histoire avec le clochard et a un peu peur, ses copains de Canet lui manquent, elle continue de parler de son papa presque chaque jour et nous abordons le sujet très simplement.

- vendredi

 

8ème semaine :

On pense boulot, il faut bien : premier stage samedi 29 janvier : 21 présentes pour une heure de Do-In et deux de découverte du Shiatsu, toutes heureuses et moi aux anges. Zoé gardée par Malia a passé elle aussi un bel après-midi.

Zoé va en centre aéré chez Passport : au programme sports de plage puis, grâce à un désistement, fera des percussions (oh simplement !), cool, elle se régale. De mon côté, je passe la semaine à régler la paperasse nécessaire à notre installation et au boulot : 5 shiatsus, rdv avec des journalistes etc.

 

6ème et 7ème semaines :

6 jours à tourner autour du Caillou dans le sens anti-horaire (N-O S-E) :

21 Janvier :

Maryse PREVOT prend les rennes. A plus de 74 ans, elle a le dynamisme de conduire son camion avec la vaillance des habituées, « tranquillement mais sûrement ». Pas de blabla inutiles, mais nous voici conduits là où il faut, dans les heures dites, rien ne dépasse !  Le cœur y est, elle connaît son affaire, le pays où elle habite depuis des années (après l’Algérie et la Côte d’Ivoire) et travaille comme les gens d’ici (beaucoup). Elle a le charme de nous faire partager ses contacts, nous verrons des amis de 10 ans, pourrons passer dans une tribu… autant de gens que nous n’aurions pas osé croiser, ni aller rencontrer. Super semaine donc, avec des haltes dans des hôtels où je n’aurais sans doute jamais mis les pieds avec la Miss Zoé, qui profitera du coup des piscines chaque jour ! Session intensive malgré tout (vive la clim !).

- Nouméa -> arrêt pour zieuter les « paillottes de la Ouenghi », hôtel de charme(et l’un des quelques golfs de NC pour les amateurs)  sur la commune de Païta

Visite de la distillerie de Boulouparis (Niaouli, j’ai préféré celle, plus artisanale, de Nessadiou, malgré l’accueil très pro et gentil).

- Passage éclair pour zieuter un coin de terre piqué de maisons chicos (sans aucun charme à mon goût ni à celui des passagers) xxxTéremba ? Kéré ?

- Passage par La Foa (à partir d’ici j’aime bien), commune très cleen (après des années mouvementées…) : sa passerelle Marguerite (symbole de La Foa, construite par deux disciples de Gustave Eiffel, sa rivière où il fera bon revenir se baigner, son (tout petit) marché (car sous la pluie ce jour-là) et son « jardin de sculptures », parc adjacent aux beaux totems tribaux

- Pic-nic au camping de Poé (super, on connaît, c’est rigolo de ramasser encore qqs opercules en repensant aux amis. Il est dur de se baigner car on peut ici marcher longtemps avant de perdre pied) -> revenir et profiter de l’opportunité pour nager jusqu’au récif ou, avec Zoé, pour embarquer sur le bateau à fond de verre (tel avant au camping de Poé 41.28.78)

- Nuit au resort de Koniambo (un des hôtel de luxe de la chaîne Tera, belle piscine, buffet fruits-de-mer tb mais hors de prix et sans autre choix car nous sommes proche d’un aérodrome amis loin à pieds de Koné).

 

22 janvier :

- passage devant la grande usine à nickel de Kaala-Gomen : son petit train achemine le nickel extrait jusqu’à la mer où des navires l’acheminent jusqu’à Nouméa… La grande histoire du nickel passionne et implique tous les calédoniens. Energie fossile, ses gisements auront une fin et qui sait ce qu’il adviendra alors, peut-être un retour au calme et la transparence du lagon (si tant est qu’on y ait pas tout détruit avec les boues sales et autres fuites incontrôlées…). Mais, d’après mon petit doigt, l’océan abriterait l’un des plus importants gisements de gaz (Total est sur les rangs), alors…

- pique-nique sur la plage de Gatope, joli coin tranquille où nous nous baignons à côté de mélanésiens.

- Voh et son cœur mystérieux : nous grimperons sous un beau soleil bien plombant mais ne ferons qu’apercevoir la merveille de loin, la mangrove ayant jauni sous le soleil. Survoler la zone serait préférable. -> à refaire en tel donc avant à Alain Nouard 47.25.93 ou Pierre Couget 47.32.87.

- passage par la péninsule de Ouaco, très joli coin où Jacques Lafleur est né, a grandi et a… abandonné sa maison (assez honteux à mon sens), tandis que le bout du village a été racheté par un magna du BTP qui y a fait construire sa Demeure, avec chevaux, creusant ds la mangrove avec les engins pour accoster avec son bateau… no comment.

- commune de Chagrin, nous rencontrons l’incontournable Jeannine Bouteille, une figure sans aucun conteste. Membre dignitaire d’une Chefferie du Nord, elle œuvre pour la protection de l’environnement, façon cow-boy, avec un tempérament trempé. Une visite et un séjour pour l’accompagner ds l’une des balades qu’elle organise sur 3 jours dans le massif s’imposera sans aucun doute !

 

23 janvier :

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- nuit au Monitel de Koumac (jolie commune où « on trouve tout », l’ancien, le nouveau Koumac…), Zoé et Manon joueront bc avec un petit chien après une bonne baignade commune dans la belle piscine où nous sommes presque seules. Pbs digestifs avec ma salade de fruits de mer et les pizzas…

 

 

 

24 janvier :

 

25 janvier :

 

26 janvier :

- halte au belvédère surplombant la baie des tortues et escalade jusqu’à la vierge pour une vue magnifique sur les alentours (lit de la rivière Nera, delta, collines…)

- nuit à l’hôtel El Kantara (nom donné par els anciens proprios, issus des environs d’Alger. C’est le nom d’un coin proche d’Alger avec rivière et gorges, un peu comme ici). : très bon accueil, logements sympas, en face de la plage de la roche percée, sanctuaire des tortues à grosse tête. Il pleut beaucoup, nous ne ressortirons pas les voir, elles non plus apparemment (Manon et Jean-François s’y casseront le nez à 21 h et 4 h). Baignade des filles sous la pluie. -> revenir pour visiter les grottes (marines) après le bonhomme ou se promener le long de la côte sur les 4 kms de sentier, de préférence un jour de beau temps !

 

27 janvier :

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- visite du cimetière militaire Néo-Zélandais à 9 km au sud de Bourail : moment d’émotion et pensées pour mon Dadcoz. Je relève des noms Nicols sur les registres. Age moyen des enfants tombés là : 19 ans .. no coment

- Visite de Fort TEREMBA (44.32.71) : un incontournable pour comprendre l’histoire de ce pays. Historique du bagne, un document audio-visuel très bien fait qui donne la chair de poule où j’ai découvert que les bateaux partaient de … Toulon pour rejoindre cette lointaine terre d’enfer ! Ces bagnards, déportés criminels pour certains, politiques pour d’autres, ont connu ici tous les affres d’un esclavage bien trop moderne pour ne pas donner à réfléchir au Cœur humain, le rouge aux joues et le regard bas. On rencontra en Nouvelle-Calédonie, entre 1864 et 1931, 22.000 « transportés » (condamnés à la peine des travaux forcés sous Napoléon III ds ces terres d’exil outre-mer comme la NC ou encore la Guyanne), qu’on appela aussi bagnards ou « chapeaux de paille » (aujourd’hui redevenus à la mode !), dont 200 sur ce site. Les plus méritants pouvaient obtenir un petit lot de cette terre à cailloux dans des centres de colonisation pénale comme à la Foa, Farino, Bourail ou Pouembout, après avoir reçu une formation dans un pénitentier agricole (ex. à Fonwhary, à 8 km de là). Puis, ils eurent la possibilité de faire venir leur famille (peu de femmes voulurent rejoindre leurx époux) ou de se marier à des femmes condamnées (d’où la descendance importante au sein de la population calédonienne globale). (A côté de cette catégorie on rencontrait aussi les déportés politiques –telle Louise Michel, cf France Inter 2000 ans d’histoire émission du 18 février- et les relégués. Ces deux catégories n’étaient pas astreintes aux travaux forcés). Les derniers bagnards décédèrent sur l’île au début des 50’s. Depuis, leurs descendants ont parfois côtoyé et se sont métissés parfois aussi avec ceux de leurs surveillants ou ceux de leurs bourreaux (l’administration pénitentiaire, Etat dans l’Etat). Les 11 hectares de Téremba avaient été choisis par le gouverneur Gaultier de la Richerie pour fonder en 1871 cet établissement sensé devenir le centre pénitentiaire et administratif du territoire s’étendant entre les communes de La Foa, Farino et Moindou. Il ne le deviendra jamais vraiment, notamment du fait de l’insurrection canaque de juin 1878 menée par le chef Ataï (suite à la conjonction d’une sécheresse exceptionnelle, la destruction des récoltes par des sauterelles et les trop grandes et répétées privations unilatérales de terres au profit des « méritants » nouveaux concessionnaires. Il deviendra fort militaire suite à ce soulèvement meurtrier dès 1880. (attention aux moustiques !) -> Il faudrait assister au spectacle bi-annuel sons & lumières qui est très recommandé …

- Miellerie de THIA : (76.48.87 dorchyg@mls.nc) SUPER génial, bon accueil par Liliane et Gérard, qui fabriquent le même onguent que celui de Gabrièle ( !), à refaire avec du temps (la visite prend 1h30 environ).

- Bougnat à la tribu Oua Tom, la « seule tribu à arborer le drapeau français » selon Maryse : excellent accueil par Marie-Georgette (44.38.17), mmhh… malgré le manque d’ignames car elle utilise seulement les produits de son jardin. Au fait, j’apprends que l’on doit gratter avec l’ongle la peau des ignames, qui doit être violette, avec la chair blanche, ce sont – paraît-il- les meilleurs et les plus tendres, en général originaires de Maré ou l’île des pins.

- retour à Nouméa.

 

5ème semaine :

- jeudi + vendredi + … ça y est, nous expérimentons notre premier cyclone… et le deuxième tremblement de terre (réveil à 3h30 à cause du bruit que faisaient les portes de l’armoire !) Un seul commentaire : les femmes n’auront aucun mal à rigoler, elles connaissent déjà les inconvénients de Vania : Collant, humide, synonyme de grève sans date précise de fin, la zone est en rouge sur la carte, ça fait le ménage sur place… Seule différence, on est consignée à bord, ça ça doit être la version intégriste ! Ce samedi matin, tout est calme à part la houle et les petits grains, on a écopé jusqu’à une heure du mat (cela m’a rappelé certaines nuits à bord de Way, clin d’œil à mon Papa breton et à Caroline !) puis dodo. Zoé était un peu déchaînée d’être restée enfermée (il faut dire que ce n’est pas souvent !). Les épiceries vietnamiennes seules sont ouvertes, le courant est revenu, pas de panique… mais on nous annonce une suite des événements ce soir ou lundi (deux alertes de tempêtes tropicales). Le patron du motel n’a connu cela qu’une fois en 5 ans et demie.

 

4ème semaine :

- c’est parti pour 15 jours de stage de natation pour Zoé à raison d’1/2 h par jour à la piscine du Ouen Toro !

- centre culturel Tjibaou -> une inscription à la superbe médiathèque s’impose

- mardi 4 janvier, Zoé nage sans ses brassards sur la plage de Magenta !

* grand week-end avec Magalie, Matthieu et Zoé (2 ans et demie) : arrivée au camping du Refuge de Farino (super accueil, village ravissant), puis balade et bain à la cascade avec les filles (mmh, eau douce, toute claire, en aval du lieu de captage d’eau douce pour le village). Pour nous remettre, repas chez Mamie Fogliani (une des tables les plus réputées de la Nouvelle-Calédonie, simple mais accueil très gentil, cuisine familiale) et dodo au camping du refuge. Premier vrai ciel étoilé (rempli d’étoiles, magnifique !)

Le lendemain, dimanche 9 janvier, départ pour le parc des grandes fougères (ouvert depuis 2008) où, à cause de la pluie qui menace et des titounes qui ont sommeil, nous ferons une petite balade d’1h30 jusqu’à un point de vue. Il fait chaud d'un coup comme si l'on avait ouvert la porte d'un sauna. Puis une grosse drache nous tombe dessus (merci aux fougères et aux niaoulis qui nous abritent… un peu !).-> y revenir pour une plus grande boucle !

 Puis, halte au marché de Farino : coloré, riche en saveurs (mmh , ces accras et ces fruits ! et encore, il n’y a « personne » paraît-il car en janvier, après les fêtes, les gens ont moins d’argent) (y revenir là aussi pour les achards, les fleurs et les fruits !) avant de reprendre la route pour le camping de Poé : le long de la plage (accueil pas tip top mais lieu enchanteur, propice au rêve et au calme, belles couleurs, Zoé s’amuse dans  un grand banian avec un petit garçon de 6 ans Roman), baignades, balade au belvédère de la plage de la roche percée d’où l’on aperçoit deux tortues nager, le soir, excursion nocturne avec Zoé pour voir les tortues : à peine arrivées sur la plage à 21 h, nous avons la chance de tomber sur un petit groupe. Au centre, l’un des deux salariés de l’association Bwara, la plus grande asso de Calédonie (600 adhérents) qui œuvre pour la protection des tortues. Ici, en pleine période de ponte, nous arpentons le rivage et la plage en nocturne pour trouver une trace (1m à 1.20 m de large en moyenne). Puis, alors que nous avons marché au pas de charge une bonne longueur, demi-tour car une grosse tête a été signalée à l’autre bout ! Et c’est reparti pour un km à fond de balle, Zoé un coup sur mon dos, un coup sur mes épaules, un coup à tchatcher avec son petit copain Roman que nous avons retrouvé par hasard. Voici la Grande belle, dernière héritière de l’époque des dinosaures, en se regroupe. Elles ne craignent paraît-il ni le bruit, ni nos paroles (pas ds leurs fréquences) mais redoutent la lumière et le mouvement. Celle-ci a remonté le rivage, à la perpendiculaire de la plage (comme le font toutes ses congénères), à la recherche d’un endroit favorable pour pondre sa centaine d’oeufs (produits chaque 15 jours... ouf !). Elle ne trouvera que des cailloux et des racines (impossible d’y enfouir ses œufs, à 75 cm de profondeur environ !) et décidera, après trois tentatives vaines, de redescendre dans son milieu de vie, l’océan. Pour cela, demi-tour, elle se repère à l’éclat dégagé par la mer (contrairement aux arbres, noirs). Nous nous plaçons derrière elle pour ne pas faire interférence et la gêner en lui cachant la lumière de l’océan (qui est son point de repère et la guide, à l’opposé du noir des arbres) et distinguons bien sa grosse masse (150 kgs environ). Elle est connue de l’asso (qui scanne chaque tortue, la bague et essaie d’en suivre la vie. L’asso existe depuis 3 ans à peu près selon n otre guide Romain. Le constat : alors que ds les 50’s les GI’s – qui avaient un camp de remise en forme et gym dans al baie- témoignaient de la descente de près de 80 tortues chaque soir, il resterait une population de … 5%. La faute aux chiens – qui détruisent les nids- à la pollution – les tortues s’étouffent avec les sachets en plastique et ont des occlusions intestinales avec les mégôts qu’elles prennent pour des crevettes- à la densité humaine sur le site –davantage de maisons, de baigneurs, moins de tranquillité…- sans compter la chasse). Sur son dos du phytoplancton phosphorescent scintille, quelle vitesse Madame, malgré votre poids ! Elle reviendra tenter sa chance probablement demain et, faute de réussir, lâchera ses œufs en pleine mer (ils seraient alors perdus). Tata !

Nous avons la chance de passer entre les gouttes le lendemain (lundi 10, joyeux anniversaire Yoran !) et ramassons des opercules sur la plage de Poé. Baignade avant de reprendre la route pour un petit snack (les hibiscus à Bourail, sympa et copieux). De là, direction la distillerie de Niaouli de Nessadiou « Brouss Niaouli » (http://fr.netlog.com/louphurlant/blog, depuis Poé, juste après le pont de la Néra, avant le panneau indiquant le prochain village Moindou, prendre à gauche, suivre tt droit, dépaser les cheveaux, une cocoteraie, puis prendre à gauche, juste après la charcuterie de Nessadiou, c’est là !) où Didier Pageneaud, le gérant (originaire de la région de Châlon en Champagne) nous offre un récit détaillé de son activité-passion. Installé en zone calme « grâce aux arabes » (la région de Nessadiou a recueilli les Berbères Kabyles (en majorité Algériens) immigrés dans les années 1880 ... et pour plus d’infos, je vous renvoie à l’intéressant site http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2007/03/06/4235007.html On sait par ailleurs que pas loin de là les communes de Canala et Thio restent des bastions indépendantistes avec la figure emblématique mais très mal voire méconnue d’Eloi Machoro-assimilé à un Che Guevara par les franges les plus exclues de la population des jeunes kanaks alors qu’il a occupé des fonctions importantes, notamment grâce à ses connaissances en finances. Eloi Machoro a marqué les esprits pour avoir brisé une urne d’un coup de hache le 18 nov 84, refusant du même coup (…) le vote aux élections territoriales. Mais il l’a fait à l’époque car les kanaques n’étaient pas reconnus par la Constitution française… qui a été modifiée depuis. Il a été « neutralisé » par le GIGN le 12 janvier 85. Les temps ont changé- dont l’anniversaire du décès a été commémoré il y a qqs jours sans que la maire de sa commune de naissance n’accepte le lever des deux drapeaux,  mesure symbolique et forte prise par l’Etat-major français en 2010 consistant à lever le drapeau Kanak à côté du drapeau français… que penser de notre France ?). Ayant observé et reproduit la méthode d’un ancien bouilleur de cru (il prétend même que tous les bagnards avaient la patente… une exagération ? peut-être pas quand on en voie certains en photo ?), il a remonté un alambic en métal, sans quasiment aucune modification. Il y distille un Niaouli de qualité chaque premier dimanche du mois (on reviendra voir ça !). J’ai retrouvé bc de points communs avec les vendanges (on évite de prendre les rafles, ici les branches trop grosses…). Chez Didier, le produit est de très belle qualité. J’utilise son baume (magique sur les piqûres de moustiques et les petits bobos) et ai acheté de l’infusion et de l’huile de soin (plus concentrée).

 

3ème semaine :

- rivière de Dumbea et un bout du parc Fayard

- jardins du Méridien éclairés « les nocturnes »

- visite à Adèle

- jour de l’an chez Amanda, Yves et Ewan

- jeux avec les enfants sur la plage, nage

- Magali nous fait griller le poisson pêché par Matthieu sur la plage du Kuendu : merci les amis et félicitations aux jeunes mariés !

 

2ème semaine :

- kuendu beach et ses toboggans

- cascade aux Koghis

- fermette de Nouville

- jeudi du centre-ville, visite du centre, spectacle tahitien, spectacle de JB et Caramel

- marché broussard nocturne à Ducos

- plage de Plum

- messe des familles à la cathédrale de Nouméa le 24 décembre au soir

- 25 décembre chez Mado et Tafu

- plage de la baie des citrons

 

Première semaine :

- aquarium

- parc forestier

- parc du Ouen Toro

- plage de l’Anse Vata

- îlot Larégnère

- marché Moselle

- île aux canards

 

 

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28 décembre 2010

Noël et fin d'année

Merci à Marie-Josée, merci à Mado et Tafu et à toute leur famille, après un 24 des plus moroses, de nous avoir fait découvrir la fête en Nouvelle-Calédonie. Waou, ça décoiffe et ça remplit le Coeur ! J'ai acheté KASS PA qui tourne dans ma tête toute claire. Ah, ça aide de se baigner tous les jours ! Zoé a hâte de retrouver des copains et copines de son âge, bientôt les leçons de natation... Les rencontres se font, nous sommes en place au bon moment au bon endroit. Merci pour vos pensées et vos messages. Ici c'est une terre de Coeur, ça fait du bien, on se laisse aller au bon sens du terme. A bientôt ¤

Bon sinon, je pense que certaines recommandations seraient utiles sous forme de guide d'installation ici. Pas l'envie de réaliser cet opuscule mais il ne serait pas superflu que la Métropole se souvienne de nous de temps en temps, côté administratif, quelle galère ! Merci à la famille et aux amis pour votre aide, cela m'a évité de craquer ¤

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20 décembre 2010

2ème week-end

Alors ça y est, on se sort de la ville :

samedi, escapade au Mont Koghis : Zoé a marché toute al balade jusqu'à la cascade, aller-retour, comme une randonneuse, super génial. On a évité les trois gouttes, pas les moustiques par contre (enfin Zoé si... maman a tout pris !). La cascade avait la fraîcheur de celle de Dhuillac chez Gabrièle l'été dernier, le pied ! Et puis cette forêt humide, la terre rouge, les arbres immenses, tant de rappels d'autres voyages !

au retour, petite visite de la Fermette de Nassandou, histoire de rester sur les valeurs sûres, les oiseaux locaux en prime et deux coquilles à la crevette pour les papilles, chouette !

Dimanche, nouveau pic-nic à l'ilôt canard, face à l'anse Vata : que c'est beau, que c'est bon de tremper dans l'eau chaude, les poissons dans leur aquarium et Zoé qui met le masque pour la première fois (pas encore vu les pouesquettes, seulement nos pieds mais c'est un bon début et le sourire était là). On a discuté avec un couple et leur petit garçon adorables, promis, on se revoit bientôt !

Zoé se remet de tout ce soleil, des rigolades, de la mer, de la montagne, elle reste dans les bras de Morphée en paressant... Il fait déjà chaud, chic les oiseaux chantent depuis 3h30 ce matin, moi, je continue à rêver les yeux ouverts. La détente a commencé, la paix rentre dans le coeur depuis jeudi soir, on se pose enfin un peu...

La semaine dernière, le contact pour le travail s'est confirmé, je dois co-animer un stage fin janvier + démarrer les shiatsus à la même époque. On attend confirmation du virement des sous vers l'agence (1 an de loyer versé oups) et la banque ici. Tout s'organise...

A bientôt et bon bout d'An aux visiteurs du blog, gros bisous ¤

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15 décembre 2010

depuis 10 jours et 10 jours avant Noël

Bonjour à tous !

Voilà Zoé inscrite à la rentrée à mi-temps dans une école bilingue (anglais car chinois n'existe pas). Super, on continue les frais mais elle le vaut bien !

Je galère encore pr l'installation, je pense éditer un "petit guide à l'usage du métro débarquant", il y a de quoi écrire zou si pwentoipaslatêt ébendidon...

On ne sent pas Noël arriver et c'est bien ainsi, premier après-midi de farniente à la plage hier, Zoé sieste, entre mes deux papiers et demie... Pas de grand changement encore pour elle. Moi, j'attends d'avoir régler le lourd pr prendre des parenthèses de bonheur plus larges... A bientôt ¤

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12 décembre 2010

premier jour de mer

Ce dimanche au soleil, sans houle, nous avons eu la chance de retrouver Marie-Josée "de Lapalme" comme dit Zoé et d'embarquer pour l'ilôt arègne avec Timéo, Estelle et Cédric. Grâce à eux, j'ai enfin pu flotter ds l'aquarium en compagnie, à deux brasses du bord, de balistes picasso et autres girelles, sans compter ts ces poissons dt j'ignore encore le nom. Nous avons même vu un bébé requin nager en repartant de cette réserve naturelle, on écarquille les yeux, on n'y croit pas et pourtant ils sont là, encore paisibles, chouette planète qui supporte encore les hommes !

Bidouille a joué avec Timéo, comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Elle n'a pas encore mis le masque, pas voulu, je ne force pas, ça se fera.

Tata (au revoir ou Nana en tahitien) à bientôt !

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11 décembre 2010

récap à J+6

Il y a des hauts, il y a des bas, je me suis demandée ce que je faisais là en arrivant mais ça va mieux. Dans la série déboires : on s'est cassées le nez devant le petit train (qui avait brûlé deux jours avant), le parc de Ouen Toro (fermé pr cause de deuil Mr J.Lafleur). Mais l'aquarium était magnifique et j'ai tellement hâte de les voir en liberté ! On revient du parc botanique et zoologique sur les hauteurs avec des points de vue superbes. Visite entre deux averses et le ventre vide puisque les deux seules machines à distribuer des sandwiches étaient en panne. On s'est rattrapées sur les lasagnes en rentrant (pas très typique mais on se fait livrer comme des princesses chaque midi, suivant les bons conseils des Catherines). L'appart que l'on aura à partir du 7 février sera génial. J'ai un peu prospecté pour le boulot (3 cv et un entretien à J+5) avec tjrs le même dilemne d'arranger l'emploi du temps avec Zoé.

Pitchoune s'est adaptée dès le premier jour, en horaires et conversations, elle tchatche avec tout le monde et se trouve des copains et copines de jeu partout. En tout elle est "merveilleuse" on le savait mais là je valide encore et encore. Moi j'ai bien bougonné à courir pour les papiers cette semaine mais, pensant aux copines et leurs paroles de grand(e)s chefs sioux je vais mettre l'accent sur "lever le pied", là je me considère en we, cool dc pr 2 jours ! Economiquement ce sera très raide, les frais sont parfois x 10 impossible de pratiquer le Shiatsu comme avant en France ! Par contre la bouffe bio sort paradoxalement bon marché étant donné le prix de tout, cool, on va rester sur cette Voie... Rien de bien original donc pour des primo-arrivants, on se balade entre deux draches (mais la pluie est souvent fine, c'est de la brumisation chaude)

A bientôt pour la suite et bisous à vous ¤

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08 décembre 2010

à J + 3

Bonjour tout le monde !

Alors voilà, à J+2 nous avions trouvé en 2 heures la voiture (106 peugeot blanche toute simple sans la clim mais avec poste cd) + l'appart : à 2 pas du motel où nous logeons depuis hier, c'ead à deux pas de la mer, secteur Anse Vata (l'un des plus jolis coins de Nouméa), 54 m2, dans une résidence neuve (1 an et demie) en rez-de jardin, dispo à partir du 7 février !! (j'aurais dû jouer au loto je crois !)
Zoé est encore encombrée (rhume et toux grasse) mais le ventre va bien, elle a déjà goûté aux crevettes et au maï-maï... Elle s'est adaptée dès les premières minutes, super souriante avec tous, levée à l'heure locale (euh, c'ead 5 heures du mat, dur dur pour maman...) c'est génial !

Nous ne ressentons pas trop les effets du décalage horaire. On s'est juste fait croquer par les stiquesmous (du style 50 piqûres chacune, je blinde depuis). Il ne fait pas super beau mais chaud (ouiz !) et surtout les gens sont ADORABLES, incroyable, encore mieux qu'à Barcelone !!

Ce que j'ai préféré pour le moment : à part l'accueil avec le coeur par Catherine et son compagnon, le chant des oiseaux, présent dès le lever du jour (4h30 à peu près) et qui module toute la journée...

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